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Kiwi Scenic Train, une traversée de la Nouvelle-Zélande en train panoramique

Voilà un moment que je n’ai rien publié. Pas facile d’écrire quand on est continuellement en mouvement. Vous allez me dire que c’est pas nouveau, que je suis toujours en mouvement, oui c’est vrai mais là j’ai vraiment pas arrêté. D’abord j’ai pris 3 semaines de cours d’anglais intensif. Bon je savais que mon anglais n’était pas parfait mais j’ai quand même été un peu surpris lorsque j’ai vu toutes les corrections de mon premier examen. Ah elles m’ont parue loin les règles de grammaire (entra)perçues au collège et au lycée. Enfin bref ça m’a fait du bien et je vais essayer de traduire le prochain article (j’ai mal à la tête rien que d’y penser). En tout cas merci à Worldwide School of English, c’est vraiment une école exceptionnelle.

Bon ensuite j’ai eu une grosse période de réflexion pour déterminer par quoi commencer. Comme je vais rester plus de 6 mois en Nouvelle-Zélande je ne voulais pas partir dans tout les sens.

Mais ça y est ! j’ai trouvé ! Je vais vous raconter notre traversée de la Nouvelle Zélande en train panoramique. C’est le moyen qu’on a choisi pour aborder ce pays et on a pas été déçu.

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Pourquoi choisir le train dans ce pays où 95% des touristes choisissent les camping car et autres vans aménagés ? D’abord je suis un passionné des voyages en train, en particulier quand ils sont haut de gamme et qu’il traverse des paysages à couper le souffle. Vous me reconnaissez bien là non ?

Le train panoramique néo-zélandais est un de ceux là. Appeler le Kiwi Scenic Train. Ce train chargé d’histoire offre aujourd’hui tout le confort moderne. Mais ses atouts sont surtout ses grandes baies vitrées et son open wagon, comprenez un wagon ouvert vous permettant de prendre des photo à l’air libre et de respirez les bonnes odeurs de gasoil.

Un pass à la modique somme de 600$ vous permet de parcourir à volonté les 3 lignes du réseaux Scenic Train en une semaine, et inclut la traversée en ferry. Notez que pour 100$ de plus vous disposerez d’une semaine supplémentaire, intéressant si vous voulez vous arrêtez plus souvent mais le pass ne peut être prolongé une fois acheté, donc il vous faudra faire votre choix à l’achat. Vous pouvez réserver et modifier votre itinéraire à volonté jusqu’à 24h avant chaque trajet, idéal si vous voulez prolonger votre étape dans une ville.

Aller c’est partis pour une traversée en train de la Nouvelle-Zélande sur plus de 1250 km à bord du Kiwi Scenic Train, d’Auckland à Greymouth.


Le Nothern Explorer (681km – 10h30)IMG_3142

Nous nous sommes levés aux aurores pour un embarquement très matinal (6h30) à bord du train. Nous quittons avec nostalgie Auckland, cette ville où nous avons finalement passé un excellent séjour. Très vite on aperçoit la mer et bientôt des collines verdoyantes.

Ce premier trajet est aussi le plus long, 10h30 pour atteindre la destination finale de Wellington. Pour diverses raisons il nous fallait faire le trajet d’une traite. Finalement, il nous aura fallut 11h30 (1h de retard) à cause des grosses chaleurs.

Mais on ne sait pas ennuyé, juste endormis parfois, la micheline et les amortisseurs ayant eu un effet quelque peu soporifique. Mais on a tenue la ronde pour ne pas louper une miette des paysages.

Enfin nous découvrons les grands espaces de la Nouvelle-Zélande, un mois à vivre dans le centre d’Auckland avait fait grandir notre appétit de grands espaces.

On commence avec des paysages de plaines, de pâturages et puis … le parc national et le volcan Tongario. Assez époustouflant, il faudra vraiment qu’on fasse cette Great Walk (l’équivalent de nos GR).


Wellington, capital City

On arrive enfin à Wellington. On nous avait prévenu il y a du vent. On décide d’aller jusqu’à notre hôtel en centre-ville. Ce n’est pas tout près mais on aime bien avoir un aperçu de la ville et après 11h30 de train, on avait besoin de se dégourdir les jambes. On a eu la surprise de trouver la ville quasi déserte, compétition de rugby oblige, tout le monde était au stade. On a quand même croisé quelques supporters particulièrement bien costumés. On aura passé un séjour très agréable à Wellington entre les promenades en front de mer, le superbe musée Te Papa Tongarewa, les studios de cinéma Weta et le jardin botanique, seulement 1 jour et demi dans la capitale avant de prendre le ferry pour l’île du Sud.


Traversée entre les deux îles

On n’aura pas réussi à réserver le ferry inter îles sur le site Internet avec notre pass mais un membre d’équipage du Scenic Train s’en est gentiment chargé pour nous. Sinon un simple coup de téléphone et c’est réglé.

Aller c’est partis, plein Sud ! ou presque car l’énorme ferry se faufile en réalité entre les Marlborough Sounds. Une jolie traversée qui vous fait changer d’île et aussi d’atmosphère et de microclimat. On a eu droit à une marée de petite méduse pour nous accueillir au port de Picton sur l’île du Sud. On prend aussi 10°c d’un coup et la petite promenade en front de mer nous rappelle un peu la cote d’Azur. Juste le temps d’un déjeuner rapide, mais très bon chez Gusto, et nous voilà repartis vers la gare pour embarquer à bord du Costal Pacific. Les bagages ont bien suivis depuis le ferry, nous voilà rassurés.


Costal Pacific (347km)

Ce train fait l’aller retour entre Christchurch et Picton chaque jour, et nous le prenons donc à la mi-journée. Nous traversons un peu de verdure pour se rapprocher de la cote Est. Ce train longe la cote pacifique parfois en plaine mais aussi rasant et même traversant les falaises avec plus de 22 tunnels sur la ligne. Mais ça c’est un peu plus tard car on s’arrête déjà au premier arrêt : Blenheim.

Blenheim

On ne pouvait pas faire l’impasse sur ce stop car Blenheim c’est tout simplement LA capitale viticole de Nouvelle-Zélande. Et comme en était carrément en manque de ce breuvage qui conduit nos vies, enfin celle de Morgane d’abord … heu non moi aussi c’est une de mes raisons de vivre … enfin bref fallait qu’on y aille. Nous voilà donc dans cette ville au milieu des vignes, des collines jaunâtres et pas très loin de la mer. Bon ici c’est le vin ou rien, c’est une vraie ville et pas une station touristique. Le centre est agréable mais sans plus. Ni une, ni deux on part faire du stop pour se rendre dans une winery. Nous jetons notre dévolu sur Wither Hills, une magnifique winery qu’Astrid Jordana, une diplômée de la licence œnotourisme (elle aussi), venait de quitter après quelques mois d’expérience. Très bon accueil et agréable dégustation.

Voilà qui est mieux, on a bu du vin, mission réussie. On aurait bien visiter une quinzaine de winery pour comparer les vins, la qualité et la beauté des structures d’accueil voir la surenchère des superficie de plantation mais ce ne serra pas lors de cet arrêt qui n’aura durée qu’une journée seulement. En tout cas on ne se voit pas s’installer là pour quelques mois, ville un peu trop plate, paysages un peu morne (pour la Nouvelle-Zélande je m’entend) et surtout une production de vin carrément industrielle, désolé on vient du vieux continent c’est un peu trop gros pour nous. Mais bon on comprend que ce n’est pas le même pays, pas les mêmes règles de production. Cependant on admet qu’il y a des vins de très bon rapport qualité-prix.

Où dormir : Palms Motel

Qu’est ce qu’un motel ? Un hôtel en bord de route (pas forcement une nationale) devant lequel vous pouvez garer votre voiture, très courant dans les pays anglo-saxon et même le reste du monde en fait.

Bas de gamme ? Ca n’a rien à voir, en fait il y a des motels de 1 à 4 étoiles. Bon on est d’accord c’est pas le créneau des 5* d’utiliser l’appellation motel mais 4* c’est déjà bien, la preuve avec le Palms Motel de Blenheim.

C’était donc la première fois que nous réservions dans un motel, mais bon les photos nous avaient déjà rassuré sur le type de prestation. Situé dans le centre de Blenheim, ce motel est très confortable. Il offre des studios tout équipés, très propres et modernes. Nous avons reçu un accueil exceptionnel. A l’arrivée on vous remet votre petite bouteille de lait frais. Vous garer votre voiture devant votre chambre et vous n’avez plus qu’à vous détendre en tout sérénité. Aucune nuisance sonore malgré la position en centre-ville.


Kaikoura, ou repas de langouste en maori

Nous reprenons le train mais nous redescendons encore une fois au prochain arrêt, la station balnéaire de Kaikoura.

La ville est connue dans toute la Nouvelle-Zélande pour ses fruits de mers, son nom signifie d’ailleurs « repas de langouste ». La promenade sur le front de mer est très agréable, entre plage de galets et une ligne d’Araucarias (pins de Norforlk) centenaires. Au bout se dresse la péninsule de Kaikoura ou vous pourrez observez une colonie d’otarie. Moi je voulais absolument voir une otarie alors on a marché, marché, marché, au point de risquer de louper le train. Mais j’ai vu mon otarie et j’ai dégoté des australiens pour nous ramener à la gare … moi content et Morgane bien stressé.

Nous reprenons le Costal Pacific pour un dernier trajet direction le terminus Christchurch. Encore un beau trajet où défilent les falaises et les vallées d’un coté, contrastant avec l’immensité du Pacifique de l’autre. On apercevra même un gros groupe de dauphin, une belle surprise et une expérience qu’on ne s’attendait pas à vivre depuis un train.


Christchurch, une ville en reconstruction 

Christchurch est la plus grande ville de l’île du Sud et la seconde de Nouvelle-Zélande. La ville est aujourd’hui associée au dramatique tremblement de terre survenu le 22 février 2011 d’une magnitude de 6,3. Les dégâts ont été considérables surtout que les bâtiments avaient déjà été fragilisés lors d’un autre tremblement de terre le 4 septembre 2010. Au final plus d’un tiers des bâtiments ont été détruits où rasé à l’issue du séisme. Après d’important frais engagés pour maintenir la coupe du monde de rugby de septembre 2011, la ville peine à se reconstruire. Néanmoins lors de notre passage tout était en cours de rénovation et la ville était en pleine agitation pour la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde de Cricket 2015. Christchurch semble enfin prendre un nouveau départ et de nombreuses personnes s’y installent pour son nouveau dynamisme économique. Alors qu’est ce qu’il y a à voir et faire à Christchurch malgré tous ces bâtiments en travaux ? Une chose qui n’a pas perdu son charme, c’est le Hagley Park. En plein cœur de la ville c’est immense poumon vert, abritant des stades, des espaces verts propices aux nombreux évènements, concerts et festivals, un bras de la rivière Avon et surtout le très british jardin botanique fondé en 1863. C’est un des plus beau du pays avec une splendide roseraie, une grande serre et de nombreux espaces paysagers. La peacock fountain (fontaine des paons) en fer forgée marque l’accès principal du jardin à l’Ouest.

À l’Ouest du parc se trouve le centre historique d’héritage anglais. La ville a été fondée en 1848 par des colons anglais dans le but de reproduire le schéma des classes sociales britanniques, sous l’égide de l’église anglicane. Il fonde la Canterbury Association qui développera une élite sociale d’entrepreneurs et de propriétaires terriens, construira des écoles prestigieuses, des églises gothiques et des hôtels particuliers. Une véritable reproduction de l’Angleterre du XVIIIème au milieu du Pacifique.

Le Canterbury Museum est un musée gratuit qui vous renverra au temps des explorateurs. Faites un tour à Cathédral Square. Cette place centrale qui vous donne un portrait de ce qu’est la ville aujourd’hui, une magnifique cathédrale gothique dont la flèche est écroulée, des bâtiments modernes et des bâtiments historique d’architecture gothique, le kiosque de départ du vieux tramway restauré, des monuments commémoratifs du séisme et de la seconde guerre mondiale.

Au final nous avons apprécié notre séjour à Christchurch et comme beaucoup de gens nous avons envie d’y revenir un jour pour voir le centre historique restauré et la ville reconstruite.

Où dormir : Jailhouse Accomodation

Jailhouse Accomodations
Jailhouse Accomodation

Voici un lieu très original. Cette auberge de jeunesse est installée dans une ancienne prison. Après une rénovation complète et un gros coup de peinture blanche le résultat est surprenant. Les cellules ont été transformées en minuscules chambres doubles. Ne vous attendez pas à beaucoup d’espace de chaque coté du lit, mais finalement on se prend à apprécier cette espace cosy et calme, puisque l’épaisseur des murs vous garantie une bonne isolation phonique (ce qui est parfois rare en auberge de jeunesse). Au sol un paquet réchauffe un peu le bâtiment. Les lourdes portes en métal on était conservés elles aussi, mais adapté pour ne plus claquer et réveillé tout le monde. Deux cellules ont été conservées intactes avec leurs graffitis et leur mobilier. A la réception vous pourrez vous prendre en photo en tenue de prisonnier. Attention c’est une auberge de jeunesse donc ne vous attendez pas à un confort exceptionnel, les salles de bains sont communes par exemple. Mais c’est certainement l’une des meilleures auberges de Nouvelle-Zélande et une façon originale de séjourner économiquement à Christchurch, près de la gare et du parc Hagley.


TranzAlpine (230km, 4h30)

Le TranzAlpine est le 3ème et dernier tronçon de notre traversée en train de la Nouvelle-Zélande. C’est le plus célèbre et le plus fréquenté des Scenic Train car il offre un itinéraire unique de 230 km à travers les alpes néo-zélandaises. A début du voyage nous traversons des plaines agricoles mais assez rapidement on commence à monter suivant le cours d’un fleuve. Les tunnels et les viaducs vertigineux se succèdent, offrant à chaque fois des panoramas plus beaux les uns que les autres … C’est bien le plus beau trajet en train encore en service de Nouvelle-Zélande. Environ à mi-chemin le train fait un petit arrêt à Arthur Pass, porte d’entrée du parc national au milieu des montagnes. Après un long tunnel la descente commence et les vallées montagneuses laissent places aux paysages du Westland, des forêts pluviales et des lacs. A la mi-journée nous arrivons à Greymouth. Une heure après notre arrivé le train repartait vers la cote Est, ça vas nous manquer de voyager en train.


C’est ici que s’achève cette traversée en train. Si ce voyage en train vous à plus mais que vous ne voulez pas parcourir toute la Nouvelle-Zélande en train mais juste prendre un tronçon, rien ne vous en empêche évidement.

Je vous ai présenté les 3 lignes de Kiwi Scenic Train de la compagnie nationale Kiwi Rail mais il y a aussi quelques train touristiques à travers le pays, notamment la compagnie Taieri Gorge Railway qui exploite deux lignes au départ de la magnifique gare de Dunedin. Pour ma part j’espère que cet article vous donnera envie de monter à bord de ces magnifiques trains et encouragera Kiwi Rail et rouvrir d’anciennes lignes. J’ai chiner le weekend dernier ces timbres de 1997, sur lesquels on voit d’anciennes lignes.

A bientôt pour un nouvel article, sur la Nouvelle-Zélande encore.

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Frogs-in-nz

2 réflexions sur “Kiwi Scenic Train, une traversée de la Nouvelle-Zélande en train panoramique

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